Saturday, November 28, 2009

Wien : Der Mann, der verwöhnt!

En novembre, les journées sèches ne se trouvent pas à Glasgow. Ça tombe bien, Prestwick, quartier écossais de Ryanair et cie, et donc l’Europe, se trouvent à portée de train. Glasgow (Prestwick) - London (Stansted) - Bratislava - Wien. Me voilà arrivé, presque en même temps que Stéphanie (berlinoise française), dans un bel appart de centre ville, aussi clean que le mien, chez Pivi, der Mann, der verwöhnt!

Wien est magnifique. On marche la tête en l’air pour s’abreuver de bâtisses sculptées, pastelles et poétiques. L’homogénéité de certaines rues donne l’impression que Wien se serait faite en un jour. C’est peut-être vrai à propos du Ring, large boulevard encerclant la vieille ville, construit sur le tracé de l’ancienne enceinte, le long duquel se succèdent le Parlement, la Rathaus, la Hofburg, et autres monuments. Après un détour par le palais du Belvédère, et des kilomètres de visites, éprouvants, on s’arrête dans le meilleur café de la ville, pour commander un Strudel aux pommes, deux crêpes à l’abricot, ou un bon gros Kaiserschmarrn, des boules de pâte à crêpe sucrées, caramélisées, recouvertes de confitures de prune. Un délice, qui vous cale en plus. C’est reparti, ballonnés, vers le marché de noël qui vient d’ouvrir (un 15 novembre, comme à Glasgow) aux odeurs et saveurs de patate farcie, de Glühwein, de Punsch à l’orange ou à l’abricot, spécialité autrichienne.

Le Parlement

Das Rathaus

La Hofburg

Le Belvédère

Scotland calling

Uns !!!

A Wien, on remonte parfois le temps lorsque des chevaux attelés, accompagnés d’un solo de violoncelle, sortent de la Hofburg, ou lorsqu’un soir, debout, on écoute un opéra dans une salle d’"une élégante splendeur" du Musikverein, ou encore lorsque dans le parc du château de Schönbrunn, on croise Elisabeth et Franz Joseph en train de faire leur footing.

Schönbrunn

Wien, ville de l’art pictural, musical, architectural, ou de rue, je vous la recommande.

Danke schön Péfao

Tuesday, November 17, 2009

Edinburgh

Sur un coup de tête, on peut se rendre une journée à Edinburgh, juste le temps d’avoir un aperçu global de la ville. Industrielle mais pas trop, et n’ayant pas subi de bombardement pendant la Deuxième Guerre mondiale, Edinburgh n’a que peu à voir avec Glasgow.


On arrive en 45 minutes de train en plein centre-ville. A la sortie de la gare se trouve le château, l’immanquable que j’ai manqué, ou du moins, dont je n’ai vu que l’extérieur, la visite proposée durant plus de 2h30. A la place, j’ai suivi la garnison d’appareils photos qui descendait du château jusqu’au nouveau parlement écossais, le long de l’axe "Royal Mile", pour découvrir la partie médiévale du centre. "Old Town", c’est son nom, est bourrée de magasins de souvenirs, tasses, kilts, cornemuses et flûtes de pan. Heureusement, on lève les yeux pour admirer les façades plutôt jolies. On n’y croise aucun écossais. Pour cela, mieux vaut se rendre dans "New Town", autre moitié du centre, rappelant davantage Glasgow, brièvement parcourue en fin de journée.

Edinburgh Castle

Old Town

The Scottish Parliament construit en 2004. L'institution, redevenue indépendante en 1999, avait fusionné avec le parlement anglais en 1707.

Wednesday, November 11, 2009

Cow Hill summit bordant la glen nevis (glen = vallée), décor du film Braveheart

L’arrivée d’un ami rouennais m’obligeait avec plaisir à retourner dans les Highlands, cette fois-ci, du côté de Glencoe et Fort William, presque à mi-chemin entre Glasgow et l’île de Skye. De nouveau, des paysages sublimes, des averses et des moutons.

Guy Fawkes night

Lors de la Guy Fawkes night, 5 novembre, on célèbre la tentative ratée de Guy Fawkes de faire sauter le parlement anglais, ses membres et Jacques Ier, roi d’angleterre, à l’époque de l’indépendance des parlement et royaume d’Ecosse. Symbole de l’attache de L’Ecosse au Royaume Uni ? Ou juste une bonne raison pour tous les glaswegians d’aller boire des pintes sous les feux d’artifices ? Même si Jacques Ier était aussi Jacques VI d’Ecosse, la vague de glaswegians qui descendaient les trottoirs pour se rendre au Green et moi penchons pour les pintes.


Monday, November 2, 2009

Skye Island

Glasgow, c’est trop. Avec Clémentine et Juliette, on a décidé de partir quatre jours à la recherche de l’Ecosse, celle de l’imaginaire, des guides et des agences. On a posé le doigt sur la carte, pas au hasard, et on a bouclé nos sacs pour l’île de Skye. Les 216 miles (347 km) séparant Glasgow de Portree, plus grosse ville de l’île, le bus les a avalés en un peu plus de 6h. Il n’y a pas d’autoroute pour Skye. Tant mieux. Juste une route, dont les méandres longent d’abord la rive ouest du Loch Lomond avant de traverser les Highlands de l’ouest. On reste le nez collé à la fenêtre pour voir défiler les lochs reflétant les montagnes.

Passé le pont qui relie la Grande Bretagne à l’île de Skye, les arbres disparaissent du paysage. Skye est une île tantôt vallonnée, tantôt montagneuse, recouverte d’herbe rasée par les moutons. Plus de moutons que d’hommes sur Skye ? Possible. Environ 9000 personnes vivent sur cette île aussi vaste qu’un quart de la Seine Maritime, de l’Eure ou de l’Orne, pour, hors période touristique, pratiquer l’élevage ou la pêche.

Entamer le mois de novembre sur Skye pour rencontrer nos cousins celtes, c’était défier le ciel, lui demander de nous tomber sur la tête. Ce qu’il a fait. Et puis on a eu du bol. Il est devenu à la fois bleu, blanc, gris, noir, puis le soleil s’est pointé, et Skye automnale, verte et rouge, s’est dévoilée.

Sans voiture, l’île se parcourt à pied face au vent, en bus quand on en trouve, ou en stop. Avec un peu de chance, le local qui veut bien nous emmener nous raconte son île, anecdotes à l’appui, comme par exemple l’histoire d’un népalais qui à la suite d’un pari a du grimper puis redescendre, à pied, sans chaussures ni chaussettes, plus de 700 mètres en 40 minutes. Depuis, la "Glamaig Hill Race" se court chaque mois de juillet sur le mont en question.

Le soir, nous sommes presque les seuls clients des auberges désertées par les touristes. Nous profitons parfois des conseils du patron qui nous aiguille vers son sentier préféré, le plus beau de l’île selon lui. Le lendemain, nous partons le vérifier et grimpons sur les hauteurs pour nous imprégner de paysages grandioses, en essayant de ne pas nous envoler.


sur le sentier du Old Man of Storr

Old Man of Storr

Juliette and Clémentine

sur le sentier du Quiraing (au dessus et en dessous)


Aird a bhasair en gaélique ou Ardvasare (au dessus et en dessous)


Les averses nous chassent de l’île, comme si elle souhaitait un moment de répit avant l’arrivée massive des touristes venant fêter Noël sous la neige. Nous nous abritons d’abord dans les vapeurs de whisky de la distillerie Talisker, puis sous le toit du château fort d’Eilean Donan à la sortie de Skye.