En novembre, les journées sèches ne se trouvent pas à Glasgow. Ça tombe bien, Prestwick, quartier écossais de Ryanair et cie, et donc l’Europe, se trouvent à portée de train. Glasgow (Prestwick) - London (Stansted) - Bratislava - Wien. Me voilà arrivé, presque en même temps que Stéphanie (berlinoise française), dans un bel appart de centre ville, aussi clean que le mien, chez Pivi, der Mann, der verwöhnt!
Wien est magnifique. On marche la tête en l’air pour s’abreuver de bâtisses sculptées, pastelles et poétiques. L’homogénéité de certaines rues donne l’impression que Wien se serait faite en un jour. C’est peut-être vrai à propos du Ring, large boulevard encerclant la vieille ville, construit sur le tracé de l’ancienne enceinte, le long duquel se succèdent le Parlement, la Rathaus, la Hofburg, et autres monuments. Après un détour par le palais du Belvédère, et des kilomètres de visites, éprouvants, on s’arrête dans le meilleur café de la ville, pour commander un Strudel aux pommes, deux crêpes à l’abricot, ou un bon gros Kaiserschmarrn, des boules de pâte à crêpe sucrées, caramélisées, recouvertes de confitures de prune. Un délice, qui vous cale en plus. C’est reparti, ballonnés, vers le marché de noël qui vient d’ouvrir (un 15 novembre, comme à Glasgow) aux odeurs et saveurs de patate farcie, de Glühwein, de Punsch à l’orange ou à l’abricot, spécialité autrichienne.
A Wien, on remonte parfois le temps lorsque des chevaux attelés, accompagnés d’un solo de violoncelle, sortent de la Hofburg, ou lorsqu’un soir, debout, on écoute un opéra dans une salle d’"une élégante splendeur" du Musikverein, ou encore lorsque dans le parc du château de Schönbrunn, on croise Elisabeth et Franz Joseph en train de faire leur footing.
Wien, ville de l’art pictural, musical, architectural, ou de rue, je vous la recommande.
Danke schön Péfao