Thursday, April 29, 2010

Wooden Glaswegians

Au bord de la motorway séparant presque le City Center du West End, se tient, imperturbable, the Mitchell Library. Elle ferme ses portes au boucan de la route, mais les ouvre à ceux doués d’intentions silencieuses. A l’intérieur, les pas, les pages, les tasses de la cafétéria, et les claviers d’ordinateurs se taisent. Les seuls qui semblent vouloir s’agiter ont des corps de bois, le même que celui des murs de la salle qui les héberge. Là bas, le plus immobile de tous est sans doute le Geppetto d’os et de chair qui leur donne vie.

Saturday, April 24, 2010

Alexis, Bettina, Alesky, Bettwhina, Alexggis, Bettinha

J’ai oublié de caser dans ce blog deux pèlerins de fin janvier : Alexis qui, à l’aube d’une carrière de savant fou, vient se faire révéler sa vocation de curé, et Bettina qui revient nostalgique sur les terres d’un stage extra. Dans un programme constitué de - surprise ! - Glasgow et Edinburgh, les deux zigotos s’amourachent d’écureuils, de chocolate fudge cakes et boules vanilles, et de Scotland évidemment. Pas d’inquiétude, le tour operator a décidé de se renouveler et vous emmènerait bien sur la côte ouest entre Gairloch et Torridon. A suivre dans un prochain post !

Glasgow School of Art

vintage shop

Edinburgh, Charlotte Square

saint Amixouille

Friday, April 23, 2010

Cœurs braves

Deux invités de marque sont venus visiter l’Ecosse. Ils ont été conquis par Glasgow, son soleil souvent caché derrière son rideau de pluie, ses burgers, ses cheesecakes du Cafezique, son haggis, l’hôte, le guide, le cuisinier ; Edinburgh, Bobby le chien fidèle ; et, cerise sur le gâteau, le Loch Lomond, vu en haut d’une colline de laquelle ils auraient pu penser, tout comme William Wallace à travers la bouche de Mel Gibson : “Every man dies, not every man really lives”. Eux, ils auront bien vécu, bien marché, et bien mangé. What a cracking four-day week!

George Square

vue de la Lighthouse au centre du centre

Edinburgh, with Bobby

Loch Lomond

Haggis! (déformation du français hachis)

Thursday, February 18, 2010

Breakfast in Scotland



Si mes colocs locaux privilégient le porridge, aussi savoureux qu’appétissant, la plupart des pubs servent le traditionnel scottish breakfast. Ils vous empilent toasts, beurre, confiture, œufs, tomate, baked beans, bacon, saucisses, boudin noir, potato scones voire haggis. Un breakfast probablement destiné à dispenser de lunch l’éleveur, le pêcheur, l’ouvrier, l’étudiant, prêts à combattre le froid et affronter leur besogne.

Wednesday, February 17, 2010

St Andrews

Au quatrième siècle, St Rule, moine grec, se voit confier la mission de sécuriser les restes de St Andrew, frère de Simon-Pierre, conservés à Constantinople. Il emporte une dent, un humérus, une rotule et quelques doigts, se laisse guider par un ange qui l’emmène en Ecosse. Il pose son baluchon d’os à Kilrymont qui troque son nom pour St Andrews. La cathédrale que l’on y bâtit devient l’un des lieux de pèlerinage les plus prisés jusqu’à l’avènement de la Réforme protestante entraînant son abandon. Entre-temps, St Andrew prend le statut de saint patron d’Ecosse, et les écossais apposent sa croix sur leur drapeau. Chaque 30 novembre, on fête St Andrew de la même manière que l’anniversaire de Robert Burns : haggis, whisky et cèilidh.

Inga, Philipp und Annika

Les ruines du château battues par la Mer du Nord, et la première université d’Ecosse fondée en 1413 témoignent de la puissance politique et économique passée de St Andrews. Désormais "home of golf", la ville, possédant l’un des plus vieux green du monde, ne s’affirme plus que comme puissance ludique. Le golf en Ecosse refuse l’étiquette "snob" qu’on lui colle volontiers en France. Son faible coût d’entretien, du à un arrosage automatique naturellement prévu, lui permet de s’adresser à tous.


Tout cela, Annika, Inga, Philipp et moi l’avons lu dans nos guidebooks allemands et français. Nous débarquons à St Andrews pendant l’entretien du green, prévu pour la journée entière, et parcourons les rues et ruelles aux allures médiévales et d’Edinburgh miniature avant de faire le tour des quelques monuments. Pas de golf pour nous ce jour-là, le vent aurait confisqué la balle.


Tuesday, February 9, 2010

9-18


Scotland-France, premier match du tournoi des 6 nations 2010 pour les 2 équipes. Le test ultime (suggérons-le à Besson) : "Qu’est-ce qu’être français" ? C’est peut-être ressentir quelque chose, alors que vous baignez dans l’Ecosse, que vous y avez pris goût, lorsque l’équipe aux chaussettes rouges plaque un ballon derrière la ligne de but du Murrayfield Stadium d’Edinburgh. Superzut… je suis français !

with Erik

Dans un stade de 67 130 places presque toutes occupées, 54 cornemuses suffisent pour éviter l’encombrement d’un micro. Accompagnées du public, elles entament The Flower of Scotland, hymne national officieux depuis 1990. Là-aussi, bien que français, vous êtes susceptible de ressentir quelque chose.


Plus banal, le match ; même si c’est une drôle d’idée de venir courir en short à Edinburgh début février. Si les écossais n’ont froid nulle part, pas même aux yeux, la France favorite s’impose, poussant quelques supporters, portant maillots, kilts, drapeaux et pintes, à hurler, amusés, quelque chose comme « allez les blo-ues ».



Monday, January 18, 2010

Happy New Year!

Retour à Glasgow, presque dans l’état dans lequel la family, en vadrouille en Ecosse, et moi l’avions laissée : enneigée, surtout gelée. Au Royaume-Uni, il n’aurait pas fait aussi froid depuis trente ans. Et si c’était voulu ? Et si c’était pour m’obliger à rester devant mon bureau pour réviser quelques examens ?

Quelques jours plus tard, tout va mieux, c’est le printemps. Je repars avec Ludo, en weekend à Glasgow, quelques erasmus students et un écossais (quand même !) à la redécouverte de quelques endroits proprement écossais, comme le Uisge Beatha (water of life en gaélique. De uisge provient le mot wiskhy, prononcer donc "whisky bea").

2010, c’est l’occasion pour le Skinny, sorte de pariscope gratuit pour l’Ecosse, d’établir un classement des meilleurs disques écossais, tendance pop, de la décennie. C’est l’occasion pour le Glaswegian, journal local, de mesurer les bonnes résolutions des Glaswegians. Ce sera l’occasion pour moi d’explorer de nouveau le pays, et de vous le faire partager.


Stop drinking ?


Clanadonia, a tribal pipes and drums band

Necropolis

Christmas in Glasvegas

Philipp, Veronicha, Niall, Isabelle, Inga, Ida, Ommid, Delia, Gary, Carolina, Jorge, Annika, Mariana, Mr. Happy, Clarissa

Ludo !!!

Tuesday, January 5, 2010

London : Hello Hélo!

Le weekend à London, c’était une semaine après Wien. Ça vous donne une idée de la vitesse d’actualisation du blog. Alors ? Après la ville de la culture, celle de la déculture ? Ça effleure l’esprit au début mais tant pis, j’étais ravi d’être accueilli par Héloïse ! Et de toute façon, j’avais tord.

Je m’en suis d’abord rendu compte en longeant la Tamise, en attendant Hélo qui avait du boulot. De Victoria station à la tour de Londres, je redécouvrais quelques étapes de deux voyages scolaires : le Parlement, Birmingham Palace, Covent Garden sous les échaffaudages, la cathédrale Saint-Paul, le Tower Bridge. Après quatre pounds de métro, j’ai retrouvé Hélo devant une pizza.

Millennium Bridge, Southwark Bridge, Tower Bridge

London Eye

The City

On the banks of the River Thames

Le lendemain, on s’est promené dans des quartiers qui font parfois passer la capitale pour un village : Notting hill, sa librairie et son marché grouillant de touristes ; Camden, punk, marrant, bizarre, ses vitrines en relief et Cyberdog, le magasin du futur ; Greenwich, et sa Trafalgar Tavern, dans laquelle un blues band à la Fleetwood Mac des sixties nous a fait oublier que Dickens venait s’y rassasier. Le dernier jour, la pluie nous a poussés dans le Natural History Museum dans lequel on a croisé, parmi un tas de spécimens, un diplodocus, Lucy et un dodo. A la sortie, plus un nuage, on traversait une dernière fois la ville, de Hyde Park, sur lequel la nuit tombait, à Oxford Street, où lumières et parfums de Noël survolaient des trottoirs bondés d’acheteurs.

Notting Hill

Camden

Us !!!

Natural History Museum

Selfridges, Oxford Street

London (celle que j’ai vue) est un brassage de cultures, populaire des vingtième et vingt-et-unième siècles, british au possible, gay, indienne, européennes, ou même écossaise, quand un traître en kilt descend pour jouer de la cornemuse à côté de Big Ben. London is huge, je n’en ai donc eu qu’un bref aperçu qui donne envie d’y revenir.

Thanks a lot, Lolotte.