Au quatrième siècle, St Rule, moine grec, se voit confier la mission de sécuriser les restes de St Andrew, frère de Simon-Pierre, conservés à Constantinople. Il emporte une dent, un humérus, une rotule et quelques doigts, se laisse guider par un ange qui l’emmène en Ecosse. Il pose son baluchon d’os à Kilrymont qui troque son nom pour St Andrews. La cathédrale que l’on y bâtit devient l’un des lieux de pèlerinage les plus prisés jusqu’à l’avènement de la Réforme protestante entraînant son abandon. Entre-temps, St Andrew prend le statut de saint patron d’Ecosse, et les écossais apposent sa croix sur leur drapeau. Chaque 30 novembre, on fête St Andrew de la même manière que l’anniversaire de Robert Burns : haggis, whisky et cèilidh.
Les ruines du château battues par la Mer du Nord, et la première université d’Ecosse fondée en 1413 témoignent de la puissance politique et économique passée de St Andrews. Désormais "home of golf", la ville, possédant l’un des plus vieux green du monde, ne s’affirme plus que comme puissance ludique. Le golf en Ecosse refuse l’étiquette "snob" qu’on lui colle volontiers en France. Son faible coût d’entretien, du à un arrosage automatique naturellement prévu, lui permet de s’adresser à tous.
Tout cela, Annika, Inga, Philipp et moi l’avons lu dans nos guidebooks allemands et français. Nous débarquons à St Andrews pendant l’entretien du green, prévu pour la journée entière, et parcourons les rues et ruelles aux allures médiévales et d’Edinburgh miniature avant de faire le tour des quelques monuments. Pas de golf pour nous ce jour-là, le vent aurait confisqué la balle.
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