Thursday, February 18, 2010

Breakfast in Scotland



Si mes colocs locaux privilégient le porridge, aussi savoureux qu’appétissant, la plupart des pubs servent le traditionnel scottish breakfast. Ils vous empilent toasts, beurre, confiture, œufs, tomate, baked beans, bacon, saucisses, boudin noir, potato scones voire haggis. Un breakfast probablement destiné à dispenser de lunch l’éleveur, le pêcheur, l’ouvrier, l’étudiant, prêts à combattre le froid et affronter leur besogne.

Wednesday, February 17, 2010

St Andrews

Au quatrième siècle, St Rule, moine grec, se voit confier la mission de sécuriser les restes de St Andrew, frère de Simon-Pierre, conservés à Constantinople. Il emporte une dent, un humérus, une rotule et quelques doigts, se laisse guider par un ange qui l’emmène en Ecosse. Il pose son baluchon d’os à Kilrymont qui troque son nom pour St Andrews. La cathédrale que l’on y bâtit devient l’un des lieux de pèlerinage les plus prisés jusqu’à l’avènement de la Réforme protestante entraînant son abandon. Entre-temps, St Andrew prend le statut de saint patron d’Ecosse, et les écossais apposent sa croix sur leur drapeau. Chaque 30 novembre, on fête St Andrew de la même manière que l’anniversaire de Robert Burns : haggis, whisky et cèilidh.

Inga, Philipp und Annika

Les ruines du château battues par la Mer du Nord, et la première université d’Ecosse fondée en 1413 témoignent de la puissance politique et économique passée de St Andrews. Désormais "home of golf", la ville, possédant l’un des plus vieux green du monde, ne s’affirme plus que comme puissance ludique. Le golf en Ecosse refuse l’étiquette "snob" qu’on lui colle volontiers en France. Son faible coût d’entretien, du à un arrosage automatique naturellement prévu, lui permet de s’adresser à tous.


Tout cela, Annika, Inga, Philipp et moi l’avons lu dans nos guidebooks allemands et français. Nous débarquons à St Andrews pendant l’entretien du green, prévu pour la journée entière, et parcourons les rues et ruelles aux allures médiévales et d’Edinburgh miniature avant de faire le tour des quelques monuments. Pas de golf pour nous ce jour-là, le vent aurait confisqué la balle.


Tuesday, February 9, 2010

9-18


Scotland-France, premier match du tournoi des 6 nations 2010 pour les 2 équipes. Le test ultime (suggérons-le à Besson) : "Qu’est-ce qu’être français" ? C’est peut-être ressentir quelque chose, alors que vous baignez dans l’Ecosse, que vous y avez pris goût, lorsque l’équipe aux chaussettes rouges plaque un ballon derrière la ligne de but du Murrayfield Stadium d’Edinburgh. Superzut… je suis français !

with Erik

Dans un stade de 67 130 places presque toutes occupées, 54 cornemuses suffisent pour éviter l’encombrement d’un micro. Accompagnées du public, elles entament The Flower of Scotland, hymne national officieux depuis 1990. Là-aussi, bien que français, vous êtes susceptible de ressentir quelque chose.


Plus banal, le match ; même si c’est une drôle d’idée de venir courir en short à Edinburgh début février. Si les écossais n’ont froid nulle part, pas même aux yeux, la France favorite s’impose, poussant quelques supporters, portant maillots, kilts, drapeaux et pintes, à hurler, amusés, quelque chose comme « allez les blo-ues ».